Hallux rigidus

Il s’agit d’une arthrose axée de l’articulation métatarso-phalangienne du premier rayon du pied.

Le gros orteil présente à sa base une articulation nommée métatarso-phalangienne car située entre la première phalange et un os du pied appelé le premier métatarsien.

Le cartilage (revêtement souple et blanc) recouvre l’extrémité de ces os et facilite le glissement des surfaces en contact lors des mouvements.

Au niveau de cette articulation métatarso-phalangienne, le cartilage a tendance à s’user et à disparaître.

L’articulation devient alors de plus en plus douloureuse et raide et ne fonctionne plus correctement. L’os peut même se déformer au niveau de l’articulation.

Cette destruction n’entraîne pas de déformation axiale importante comme c’est le cas dans les hallux valgus, elle entraîne des signes qui amènent à consulter :

  • La perte de mobilité : Une diminution de la flexion dorsale (pour relever le gros orteil) gêne le déroulé du pas. cette raideur se compense parfois par un excès de flexion dans l’articulation inter- phalangienne réalisant une barquette .
  • Une douleur à la mobilisation: Elle est due à la compression d’un nerf sensitif et au blocage mécanique de l’articulation par l’os.
  • L’apparition d’ostéophytes (becs de perroquets) .Ils sont responsables d’une augmentation de volume de l’articulation avec conflit possible avec la chaussure.
    • au chaussage surtout si le premier rayon est plus long
    • au cours de la pratique de certains sports : football, danse classique…
    • des ostéophytes
    • une diminution de hauteur de l’interligne articulaire
    • une densification de l’os avec apparition de géodes (cavités)
    • stade 1, arthrose débutante : condensation osseuse, peu de pincement articulaire
    • stade 2, arthrose constituée : pincement articulaire net, ostéophytes
    • stade 3, arthrose évoluée : disparition de l’interligne, profusion d’ostéophytes
    • Conservatrice, raccourcissant les os pour diminuer la pression sur l’articulation (ostéotomie), ces ostéotomies sont réalisées en percutané et stabilisées par des vis. une rééducation est immédiate.
    • Radicale :
      • En bloquant l’articulation(arthrodèse), après ablation de la surface articulaire, une stabilisation par vis est réalisée ; cette intervention peut aussi être réalisée en percutané
      • En remplaçant l’articulation par une prothèse après ablation des surfaces articulaires.
    • le type de travail effectué,
    • le type d’opération
  • La marche en supination : la perte de mobilité et la douleur gênent le déroulé du pas. La marche se fait alors sur le bord latéral du pied (5e orteil) pour esquiver, ce qui surcharge les autres orteils avec parfois des conséquences sur la posture à distance(cheville, genou, rachis).

    L’origine de cette destruction articulaire est souvent liée à des micro-traumatismes répétés

    Le diagnostic est posé grâce à la radiographie qui peut montrer des signes habituels de toute arthrose:

    La radiographie va aussi permettre de distinguer les trois stades d’évolution de cette arthrose :

    Son traitement est médical dans un premier temps avec utilisation d’anti-inflammatoires.

    Son aggravation est inévitable. Quand elle devient trop gênante, entraînant des difficultés pour marcher et pour se chausser, la chirurgie est nécessaire.

    Cette chirurgie peut-être :

    Cette chirurgie est généralement réalisée sous anesthésie loco-régionale, bloc nerveux (on endort que la jambe) mais vous pouvez aussi dormir complètement (anesthésie générale)

    L’opération dure environ une demi-heure.

    L’hospitalisation est soit ambulatoire soit de faible durée (48h).

    Vous portez une chaussure spéciale pendant quatre à six semaines.

    L’opération présente peu de risques : déficit ou retard de consolidation, phlébites, infections du site opératoire, neuro algodystrophie.

    La durée de l’arrêt de travail est de un à trois mois selon :

    Pour le sport attendez cinq mois pour reprendre des sports qui nécessitent un contact du pied avec le sol. Cyclisme et natation peuvent être repris plus précocement.

    Quoiqu’il en soit l’opération limite la douleur et vous permet de mieux vous chausser et de mieux marcher.

    Certaines complications peuvent nécessiter des gestes chirurgicaux complémentaires ou une nouvelle intervention.La douleur est normalement soulagée par l’intervention qui a permis ,par le nettoyage des ostéophytes, la décompression du nerf dorsal et la suppression de la butée osseuse. Des douleurs résiduelles liées à l’arthrose peuvent cependant persister mais restent le plus souvent tolérables. Si ces dernières s’aggravent par l’augmentation du secteur de mobilité , on sera amené à faire une nouvelle intervention ,une arthrodèse métatarso-phalangienne